Les médias français se déclarent contre-pouvoirs mais la presse écrite et audiovisuelle est souvent dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence.
Les risques se multiplient lors d'informations oubliées, d'intervenants permanents, de notoriétés indues et d'affrontements factices.
Grande est alors la tentation pour le journaliste, dont la profession est fragilisée par le chômage, face à un patron qui a le pouvoir de le déplacer ou de le placer, de rentrer dans le moule qui saura convenir aux employeurs indirects.
Journaliste et écrivain, Serge HALIMI est Docteur en sciences politiques de l'Université de Berkeley et professeur associé à l'Université Paris VIII.
Spécialiste des Etats-Unis et journaliste au Monde Diplomatique, il se fait connaître du grand public grâce au succès de son livre "Les nouveaux chiens de garde" qui évoque la façon dont les liens entre journalistes et hommes politiques influencent les lignes éditoriales des grands médias français :
"Un petit groupe de journalistes omniprésents - et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence - impose sa définition de l'information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage".
Serge HALIMI évoquera, dans ce contexte, les relations entre médias, démocratie et citoyenneté.
Quelques-unes de ses publications :
Sisyphe est fatigué (1993)
Les nouveaux chiens de garde (1997 - édition actualisée en 2005)
Quand la gauche essayait (2000)
L'opinion, ça se travaille... (2000) avec Dominique VIDAL
Le grand bond en arrière (2004)